Nos membres et bénévoles – Profils

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La SFT rassemble une communauté de plus de 1 600 membres. Certes ! Mais qui sommes-nous précisément ? Il n’y a pas de réponse unique car nous sommes multiples.

 

Être traducteur, traductrice ou interprète membre de la SFT, cela peut être…

 

Traduire le suédois, l’arabe et l’anglais vers le français, posséder un diplôme en sciences politiques tout en vivant en Alsace…

Interpréter du danois ou de l’anglais vers le français, posséder un diplôme en industries graphiques, tout en résidant dans l’un des Plus Beaux Villages de France…

Interpréter depuis et vers le moldave en tant qu’expert près la cour d’appel de Paris tout en étant docteur en littérature anglaise…

Découvrez l’extraordinaire diversité de notre grande famille avec en bonus, sept portraits de nos formidables bénévoles.

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1 - Premier syndicat de traducteurs/interprètes créé en France (en 1947)
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2 - Premier syndicat de traducteurs/interprètes en nombre d’adhérents
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3 - Une vision à 360° de nos métiers
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Profil des membres
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Quelques bénévoles

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photo Wanda Ruiz-Brunelot

Wanda Ruiz-Brunelot, le goût des autres

Ses racines portoricaines, sa double nationalité franco-américaine, des études poussées en administration des entreprises, tout la destinait au commerce international. Raté ! Voilà près de 50 ans que, arrivée en France, Wanda est tombée dans la traduction et l’interprétation, du français vers l’anglais ou l’espagnol. Elle a aussi enseigné l’anglais technique, l’espagnol commercial et est expert près la cour d’appel de Bordeaux.

Sa vision du monde est large et engagée, comme doit l’être celle du bénévole syndicaliste. Elle s’est battue pour la SFT afin de préciser et valoriser le statut des ETI (Experts traducteurs/traductrices – interprètes, collaborateurs occasionnels de la justice), observe avec intérêt toute initiative qui, de Vienne à Brisbane, peut renforcer l’action et la visibilité de sa profession. Membre de la commission Interprètes depuis son origine, elle a également bataillé pour le Code de déontologie dont tous les interprètes membres de la SFT sont signataires.

Au Comité directeur de la SFT depuis 2016 et à FIT Europe depuis 2017, en fin de carrière, Wanda caresse enfin l’envie de se lancer dans une secrète passion, artistique et créative. Mais elle retournera aussi bientôt à un autre bénévolat qui l’anime depuis 30 ans, pour ATD Quart Monde. En somme, toute une vie tournée vers les autres, au bénéfice des générations futures.

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Agnès Debarge: profession engagée

« J'ai su dès 15 ans que je voulais faire ce métier, et rien d’autre. » Maîtrise en interprétation de conférence en poche, Agnès débutera par de l’interprétation consécutive et de liaison chez Alcatel… Une première école, source d’une appétence durable pour les domaines techniques et scientifiques qui, complétés par le médical, font aujourd'hui l'essentiel de ses interventions. Indépendante depuis 1992, elle a enseigné aussi la traduction à l'université de Marne-la-Vallée (UPEM) entre 2005 et 2017.

Engagée ? Oui ! « J’ai toujours réservé du temps pour des activités bénévoles diverses et variées dans des associations locales et nationales. » Elle est convaincue par une collègue d'entrer au Comité directeur de la SFT, à laquelle elle a adhéré en 2001. « Tu verras, c'est la promesse de vivre une véritable aventure humaine. » La suite a justifié le choix de cette immersion, depuis 2013, au sein d'un collectif soudé.

Agnès œuvre aux commissions Interprètes et Normalisation puis à la présidence de SFT Services, jeune et importante filiale de la SFT qui propose des formations dans plusieurs domaines : TAO, stylistique, systèmes judiciaires et juridiques, anglais médical ou traduction financière. Devinez-quoi ? Agnès Debarge a présidé en 2019 le Comité directeur de la SFT, dont elle est toujours membre ex officio.

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Bruno Chanteau, action et conciliation

Adhérent de la SFT depuis 2000, dix ans membre de la Commission Interprètes, il prend la présidence de la SFT en 2020, un an après en avoir intégré le Comité directeur.

Féru d’engagement associatif, élu municipal 13 ans durant, son credo est celui de l’action : « La profession ne cesse d’évoluer depuis quelques années. Les agences prennent plus de place sur le marché et il ne faut pas occulter le développement de l’intelligence artificielle ». Les questions sociales et le statut de la profession sont aussi au menu de ses combats, dans la continuité de ceux de ses prédécesseurs. Afin que la SFT soit en phase avec les enjeux de la modernité, il entreprend d’achever une réorganisation de la gouvernance du syndicat, de mettre en ligne de sa nouvelle vitrine internet, de créer de nouvelles dynamiques, notamment avec les associations sœurs d’interprètes (AIIC, AFICI, etc.) pour définir des normes ISO communes, qualitatives.

C’est d’Angers, où il fut formé et enseigna pendant 17 ans à l’institut de langues de l’Université Catholique de l’Ouest, que ce traducteur et interprète diplômé mène ses diverses activités, jongle entre les agendas, vient à Paris pour ses projets de bénévolat et pour interpréter dans des conférences (tous domaines, hors médical et juridique purs). Le repos viendra plus tard, sur les rives de la Maine sans doute…

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Nous sommes multiples !

 

La force de notre syndicat est sa capacité à rassembler des talents multiples au sein d’une communauté pluridisciplinaire. Non seulement nous sommes traducteurs ou traductrices, interprètes, terminologues, linguistes ou experts judiciaires, mais nous sommes aussi journalistes, architectes, ethnologues, ingénieurs, scientifiques ou juristes…

 

Ensemble, nous couvrons presque tous les domaines de connaissance, des beaux-arts à la pharmacologie, de l’œnologie aux énergies renouvelables ! Ensemble, nous multiplions les talents et atteignons un niveau rare d’érudition.

 

Beaucoup d’entre nous ont choisi la traduction ou l’interprétation en formation initiale. D’autres ont suivi cette voie en deuxième voire troisième partie de carrière, souvent grâce à la formation continue,  faisant de leur domaine d’activité initial leur expertise métier. L’adhésion à la SFT parachève en quelque sorte leur reconversion en leur octroyant la crédibilité nécessaire au lancement de leur activité linguistique et en leur ouvrant tout un réseau d’entraide.

 

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L’union fait notre force

 

À la SFT, nous sommes multiples mais nous partageons le même projet : défendre les métiers de la traduction et de l’interprétation. Depuis 1947, nos initiatives visent à les promouvoir et à améliorer nos conditions d’exercice.

 

Nous aimons à dire que la SFT existe pour et par ses membres. Au-delà des spécificités de leurs professions, nos bénévoles forment, sur le terrain, les précieux maillons d’une solidarité concrète, efficace et bénéfique à toute la communauté.

 

 

Le bénévolat au cœur de la SFT

 

Parmi nos 1 600 membres, environ 150 œuvrent bénévolement au sein du syndicat. Ces volontaires s’impliquent dans la direction du syndicat, animent des délégations régionales ou intègrent l’une des commissions qui orientent et concrétisent notre action syndicale. Sont aussi bénévoles les membres de nos jurys.

 

À quelque niveau que ce soit, il appartient à chaque bénévole de choisir son degré d’implication. Certaines vont y consacrer plusieurs heures par semaines, d’autres quelques heures par semestre. D’autres encore vont se démener pour l’organisation d’un évènement, ou prêter main forte ponctuellement. Au total, on évalue au minimum à 6 660 les heures de bénévolat à la SFT, soit 4 personnes à temps plein.

 

En particulier, le programme de mentorat Boussole est, pour les bénévoles, une autre occasion gratifiante d’agir pour notre communauté, en accompagnant l’installation de collègues en début de carrière, tous âges confondus.

 

 

Quelques-uns de nos bénévoles

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Björn Bratteby, le plus gaulois des Suédois

Homme cosmopolite par excellence, Björn baigne dans l’interculturalité et le multilinguisme depuis le plus jeune âge. Sa famille arrive en France quand il a sept ans, puis part aux États-Unis, New York, Boston et San Francisco, à ses 14 ans. Maintenu au contact d’autres cultures dans des lycées internationaux, il parle, outre l’allemand maternel et le suédois paternel, l’anglais, le français et va étudier langue et civilisation chinoises à l’université Tufts. Björn est comme Obélix, tombé petit dans une marmite, celle des langues.

Il rentre en France en 1994. « J’ai alors voulu travailler comme professeur de langues, mais IBM m’a accueilli pour superviser la traduction de ses documents du français vers l’anglais et l’allemand », puis Siemens lui a confié des traductions dans le domaine de l’électrotechnique. Spécialisé en industries et techniques, notamment en automation, il traite désormais ces sujets également en révision.

Björn va vite… Dès 1995, alors toujours salarié, il se met à son compte et devient indépendant en 1997. Adhérent de la SFT en 2000, membre actif puis délégué régional en 2012, il enchaîne les réunions thématiques (devis/facturation, stratégie commerciale, contact presse, etc.) dans les quatre départements d’Auvergne. Puis il entre au Comité directeur en 2013 et se voit confier la nouvelle commission Profession libérale dont les activités se consacrent à ce mode d’exercice (CIPAV, FIF PL, UNAPL et RSI). Il préside le Comité directeur trois ans durant, de 2016 à 2018.

Son secret ? Peut-être cette installation en Auvergne, qui a nourri le besoin de dynamique collective, de rencontre avec d’autres personnes qui exercent le même métier, de s’investir. « C’est un sacerdoce enrichissant, mais on donne beaucoup de son temps en réunions en présentiel, en visioconférence. Il faut garder la tête froide… » Un Suédois ne le peut-il pas ? À l’évidence oui ! Et après son parcours syndical, Björn sculpterait volontiers cette devise sur son bouclier arverne : « Le temps consacré à la défense de nos métiers, la SFT vous le rendra au centuple, par Toutatis ! ».

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Graham macLachlan, homme de liens

Dire de lui qu’il est un passionné de patrimoine maritime serait un euphémisme… Membre de la Guilde internationale des faiseurs de nœuds et auteur de trois ouvrages techniques sur le sujet, Graham collabore depuis près de 25 ans avec le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines du ministère de la Culture (DRASSM). Navigateur aguerri ayant notamment passé plusieurs années sur le célèbre brick Maria Asumpta, il a tiré plusieurs bords avant de s’amarrer au Conseil général de la Manche pour travailler au musée de l’île Tatihou. C’est là qu’il goûte la traduction de catalogues et d’expositions vers l’anglais sa langue natale, ainsi qu’un ouvrage sur la goélette d’exploration scientifique Tara.

Et c’est le coup de foudre. Il entame alors à Rennes une formation continue de traducteur généraliste et à son installation en libéral en 2004, c’est bien l’univers marin, chantiers navals, musées, archéologie et tourisme, qui va le harponner, sans négliger des plaisirs littéraires comme La Main coupée, de Blaise Cendrars, pour un éditeur breton. « J’avais d’emblée une spécialisation à mettre en avant auprès des clients. Une expérience dans un domaine précis oriente le traducteur qui a alors moins de difficulté à trouver du travail qui lui plaît. »

Graham macLachlan, qui en 2015 à l’âge de 46 ans, quitte la présidence de la SFT après trois ans de mandat et six passés au Comité directeur, n’est pas un loup solitaire, mais un homme de contacts. Sa présidence fut axée sur les actions de communication : brochures et guides revus et traduits en plusieurs langues, refonte du bulletin d’information Tradzine, incursion du syndicat sur les réseaux sociaux, lancement du futur site internet, réseautage… Un travail constant d’adaptation du syndicat à la société de communication moderne, afin d’assurer son rôle premier d’information aux traducteurs sur le cadre et l’exercice de la profession. « J’ai vu tout l’intérêt de ce travail en amont. Il a permis de renforcer le rôle du syndicat comme interlocuteur des pouvoirs publics et de mieux fédérer les traducteurs adhérents. Mais j’ai eu la chance de côtoyer des membres du Comité très motivés, créatifs, travailleurs et compétents ! » Well done, Sir !

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Caroline Subra-Itsutsuji, pour l’amour des mots

Formée en lettres puis en littérature italienne à Nancy et à l’Université de Hull, Caroline a failli, par la voie des concours administratifs, devenir enquêtrice des douanes. Mais ce sont les écrits journalistiques en mal d’enquête et de traduction qui l’ont happée, dans le service de presse internationale d’une agence de veille plurimédia. Elle a successivement exploré l’exercice de la traduction sous ses trois grands modes, salarié, indépendant-salarié et libéral, avant d’élire le dernier et ses valeurs qui lui parlent. Traductrice de l’italien au français et expert en italien près la cour d'appel de Paris, elle jongle dans son bureau parisien entre des textes ayant trait à l’art, à la communication, au marketing et au droit.

Entrée à la SFT en 2003, elle sera encouragée à rejoindre la commission Salariés puis, fin 2006, le Comité directeur. Elle va y œuvrer durant deux mandats jusqu’en 2012, endossant la présidence de la SFT deux années de suite, puis une année de Secrétariat général, tout en s’investissant dans la première délégation d’Île-de-France et dans plusieurs commissions.

Elle a souhaité une SFT plus décentralisée, renforçant la dynamique des délégations régionales du syndicat. Mais un rêve demeure : sur le modèle de la Casa delle traduzioni romaine (https://www.transartists.org/air/casa-delle-traduzioni), elle espère voir un jour s’ériger à Paris une jolie Maison des métiers de la traduction, que la SFT partagerait avec ses organisations sœurs. Un « Chez nous » des traducteurs et interprètes qui augmenterait la visibilité de la profession, permettrait rencontres, formations, documentation. Un lieu ouvert, vivant, aux espaces et outils mutualisés, à l’image, quelque part, de la SFT.

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Débora Farji-Haguet, le plaisir de communiquer et de transmettre

Petite fille, dans son école argentine, elle rêvait d’entrechats… Quand un pied bot lui ferme la voie d’une carrière de danseuse classique, Débora hésite entre le piano et le français et s’oriente finalement vers le français, à 12 ans. « Cela te servira toujours dans ta vie » lui conseilla son père. Cette langue étrangère va devenir une passion, suivie de l’anglais plus tard, par nécessité.

Quand elle arrive pour la première fois en France en 1988, elle a déjà bouclé des études universitaires et possède un diplôme de professeur de français langue étrangère. Elle cible l’ESIT, dont elle sort diplômée en 1992, travaillant en parallèle pour une organisation intergouvernementale de promotion des langues et cultures latines. Elle s’installe comme traductrice indépendante en 1998, sans abandonner l’enseignement qu’elle a chevillé au corps, sur les métiers de la traduction cette fois-ci. Elle ajoute progressivement l’interprétation à ses prestations, apprise sur le tas au prix de formations et de nombreuses recherches, notamment en interprétation consécutive et traduction à vue.

Après dix années d’adhésion passive à la SFT, elle s’ouvre enfin à l’expérience syndicale active via, bien sûr, la commission Formation de la SFT, puis le Comité directeur en 2010. Elle y travaillera en outre sur la communication du syndicat, ses relations avec le monde universitaire et coordonnera un temps le réseau franco-espagnol. En 2012, dernière année de son mandat, Débora préside la SFT. Une année employée à la refonte des statuts et du règlement intérieur, et aux célébrations des 65 ans de la SFT, avec discours à l’Unesco !

L’engagement est prenant, mais si enrichissant : la qualité des contacts, le plaisir des projets collectifs et la possibilité d’avoir une vue d’ensemble de la profession la passionnent. C’est au pied levé, au décès de Florence Herbulot, qu’elle assure aussi la présidence du jury du prix Pierre-François Caillé, de 2014 à 2016. Être toujours mobile, dans l’ouverture, s’adapter « comme les interprètes ont dû le faire avec la crise sanitaire de la Covid-19, et comme la technologie l’imposera de plus en plus aux interprètes et aux traducteurs », semble être un crédo. Débora danse toujours… avec les mots et le plaisir de transmettre.

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Ces témoignages inspirants vous donnent envie de rejoindre la SFT ou de devenir bénévole ?

 

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