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Les études pour devenir traducteur, traductrice ou interprète

Ayant pour mission d’entretenir des relations avec les universités et écoles, d’informer et de conseiller les étudiants et étudiantes, notamment en les aidant à se préparer à nos métiers, la Société française des traducteurs a un devoir de neutralité vis-à-vis des formations en traduction et interprétation. Voici donc une présentation générale pour vous orienter. Concernant les masters, nous avons inclus les listes de l'Association française des formations universitaires aux métiers de la traduction (AFFUMT) et du label European Master's in Translation (EMT). D’autres formations encore existent. Face à leur nombre, nous ne les avons pas incluses, mais renseignez-vous auprès des établissements qui vous intéressent.

Pour se former au métier, il est essentiel d’avoir un très bon niveau rédactionnel dans sa langue maternelle et dans au moins une langue étrangère, mais également une curiosité intellectuelle et un attrait pour les cultures étrangères. Traducteurs et traductrices aiment généralement lire, écrire, et travailler en autonomie. Ce sont des personnes organisées et, notamment si elles exercent leur métier sous un statut indépendant, ont une capacité d’adaptation importante, aux nouveaux outils, aux nouvelles technologies, aux exigences, aux besoins et à la culture de la clientèle.

Il s’agit avant tout de maîtriser totalement au moins deux langues à l’oral et de savoir faire preuve d’agilité et d’une grande capacité d’adaptation. Notre fiche métier Interprétation vous en dit plus.

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Illustration le saviez-vous
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Quelle est la différence entre la traduction et l’interprétation ?
Chapô
Le ou la traductrice transpose un texte écrit vers sa langue natale (voir le Code de déontologie générale des adhérents de la SFT) tandis qu'un ou une interprète restitue un discours oral (voir le Code de déontologie des interprètes adhérents de la SFT).
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Après le bac

Selon l'enquête menée par la SFT en 2015 sur les pratiques professionnelles de ses membres, 9 sur 10 sont titulaires d'un diplôme d'études supérieures. Après l'obtention du baccalauréat, plusieurs voies sont possibles en formation initiale.

1. Université : en route vers la licence (Bac+1 à Bac+3)

En formation initiale à l'université, le parcours des futurs traducteurs et traductrices commence par une licence (Bac+1 à Bac+3), avant d'intégrer un master de traduction (Bac+4 à Bac+5) à l'université ou dans une école. Les jeunes titulaires du baccalauréat peuvent alors s’inscrire en Langues, Littérature et Civilisation Étrangère (LLCE) ou encore en Langues étrangères appliquées (LEA) pour trois ans.

  • Filière LLCE : étude approfondie d'une langue, culture et civilisation étrangère dans les domaines des arts, littérature, histoire, géographie, linguistique, traduction.
  • Filière LEA : étude de deux langues étrangères au niveau équivalent dans les domaines d'application (droit, comptabilité, économie, marketing, traduction, relations internationales...). Cette filière mène généralement aux métiers de l'enseignement, de la traduction, de l'interprétation, de la rédaction technique, du journalisme, de la communication, du commerce import-export, du tourisme, des relations internationales.

Il n'est toutefois pas obligatoire d'avoir une licence en langues pour intégrer un master de traduction. Après la licence, les masters et écoles de traduction acceptent des étudiants et étudiantes de tous horizons. Les masters de traduction ayant une visée professionnalisante, ils accordent de l'importance à l'expérience des candidats et candidates. Vous pouvez également vous renseigner sur la validation d'acquis directement auprès des formations qui vous intéressent, surtout si vous envisagez une reconversion.

Ne pas négliger les stages et les échanges universitaires

La meilleure manière de vous immerger dans une culture et une langue (les deux allant de pair) est de réaliser un ou plusieurs stages à l'étranger pendant vos études. Dans le cadre de l'obtention de votre diplôme, il vous sera proposé de partir dans le pays de la langue que vous étudiez pendant un semestre ou une année universitaire complète.

2. Classes préparatoires aux grandes écoles

  • Via Parcoursup après le baccalauréat
  • Formation sélective (sur dossier)
  • Exigences élevées
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Illustration le saviez-vous
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Conseil pour les titulaires du baccalauréat
Chapô
Veillez à classer les vœux de Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) au sommet de votre liste sur Parcoursup si vous souhaitez privilégier ces formations aux filières universitaires, car tout vœu de formation universitaire accepté et placé plus haut annulera automatiquement les vœux suivants.
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Plusieurs voies de CPGE sont envisageables : CPGE littéraires (A/L) ou prépa Lettres et sciences sociales (B/L). La filière Lettres prépare généralement au concours des écoles normales supérieures (ENS), même si de nombreux étudiants et étudiantes préparationnaires retournent sur les bancs de l'université au bout de deux ou trois ans, ou intègrent une école (écoles supérieures de commerce ou instituts d'études politiques). Les CPGE A/L constituent un bagage solide pour une personne aspirant à la traduction littéraire.

Sous réserve d'une inscription parallèle dans une université (généralement l'université régionale où se trouve le lycée de classe préparatoire), vous recevez à la fin de chaque année les crédits ECTS nécessaires à la validation d'un diplôme de Bac+2 ou de Bac+3 au bout de deux ou trois années de prépa.

Le parcours en prépa littéraire ou économique se fait généralement sur deux ans (hypokhâgne puis khâgne) et dispense un enseignement pluridisciplinaire approfondi dans les domaines suivants : histoire, géographie, philosophie, littérature française, LV1, LV2, parfois LV3, latin et/ou grec. Il est tout à fait possible de suivre une année de CPGE (hypokhâgne) puis, grâce à la validation des crédits ECTS associés à l'inscription parallèle à l'université, de retourner à la fac pour poursuivre sa licence.

Après la licence

À l'issue de la licence, vous pouvez intégrer un master en traduction après examen de votre dossier et/ou des épreuves d'admission. Bien que tous les membres de la profession n'aient pas nécessairement de diplôme en traduction, le niveau généralement souhaité pour intégrer le marché est un Bac+5, les entreprises et agences de traduction travaillant de plus en plus avec la norme ISO 17100. Pour les clients directs, qui ne vous demanderont pas forcément votre CV, ce peut être le gage d’une maîtrise encore supérieure de vos langues de travail, surtout si vous réalisez une partie de vos études ou faites de longs séjours (plus d’un an) à l’étranger.

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Statistiques
Chiffres clefs
Chiffre clef
60 %
Texte d'accompagnement
Près de 60 % des traducteurs et traductrices interrogées dans le cadre de l'Enquête 2015 sur les pratiques professionnelles des métiers de la traduction déclarent avoir suivi des études supérieures en traduction et/ou interprétation, contre 52 % en 2008.
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L'intérêt du master en traduction

Dans les faits, le métier de traducteur ou de traductrice peut s'exercer sans diplôme et sans qualification. Cependant, les exigences au sein du secteur de la traduction se faisant plus strictes, il n'est pas rare, sur le marché des agences ou entreprises de traduction, qu’un master soit exigé, tant pour des missions que pour les postes salariés. Aujourd'hui, la majorité du corps traductoral exerce en statut indépendant, aussi communément appelé « freelance ».

Avec un diplôme de traduction en poche, vous vous lancez dans le métier avec les meilleures armes : une solide connaissance des procédés traductionnels, de la linguistique, des outils d’aide à la traduction, mais aussi un réseau. En ce sens, vous pourriez bien gagner du temps et renforcer votre confiance en vos capacités. Ensuite, chaque formation a ses spécificités. À vous de trouver ce qui vous correspond.

Niveau d'entrée : Bac+3

Niveau de sortie : Bac+5

Métiers : traduction, interprétation, rédaction, localisation, responsable de projets en traduction.

1. Association française des formations universitaires aux métiers de la traduction (AFFUMT)

L'AFFUMT a été créée en 2002 sous l'impulsion de responsables de formations qui souhaitaient renforcer la professionnalisation des formations universitaires aux métiers de la traduction (traduction, interprétation, rédaction) et les promouvoir auprès des autorités de tutelle, des entreprises et de la communauté universitaire. Très rapidement, son action a été soutenue par la Délégation générale à la langue française.

Consultez le répertoire de formations de l'AFFUMT

2. Le label European Master's in Translation (EMT)

Il s'agit d'une marque déposée de l'Union européenne, un label pour les universités et les établissements d'enseignement supérieur qui proposent une formation de niveau master de qualité pour les traducteurs et traductrices, conforme aux normes et au Cadre de compétences EMT (2017). La professionnalisation y est également un critère de poids.

Consultez la liste des formations labellisées EMT en France

Immergez-vous !

Surveillez les évènements du secteur de la traduction organisés par la SFT, par les formations universitaires et les organismes de formation. Lors de la Journée mondiale de la traduction organisée par la SFT et ses partenaires universitaires dans plusieurs grandes villes françaises, vous entendrez des témoignages concrets sur le métier et rencontrerez des membres de la profession.

Intéressez-vous aussi au Colloque international « Former aux métiers de la traduction aujourd'hui et demain » et aux évènements de la SFT ouverts aux non-membres (les Matinales à Paris ou les réunions informelles en région) pour rencontrer traductrices et traducteurs professionnels afin de leur poser des questions. [lien Actualités]

Sachez enfin que la SFT accueille les étudiantes et étudiants parmi ses membres, à un tarif préférentiel, et que son programme de mentorat Boussole contribue beaucoup à renforcer l’assise des jeunes collègues dans la profession, quel que soit leur âge.

Ressources

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