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Prix Pierre-François Caillé : deux finalistes pour les éditions Autrement
le 25-11-2016
par Prix Pierre-françois Caillé De La Traduction

Les deux ouvrages proposés par les éditions Autrement pour le Prix Pierre-François Caillé de la traduction 2016 font partie des six finalistes retenus par le jury de traducteurs professionnels. Aucun homme ni dieu et Le printemps des barbares : deux romans servis par une traduction précise et efficace.


Aucun homme ni dieu, traduit de l’anglais (États-Unis) par Mathilde Bach est le premier roman de l’écrivain américain William Giraldi. Il plonge le lecteur au cœur de l’Alaska, pour un récit âpre et intense où la nature tient une place prépondérante. Selon Bernhard Lorenz, membre du jury, la traductrice a « réussi à rendre la noirceur d’une neige blanche et aveuglante (…) dans une belle écriture quasi viscérale » qui restitue la force de l’écriture originale. Mathilde Bach, qui a travaillé dans la révision de textes pour des maisons d’édition avant de se consacrer pleinement à la traduction, résume elle-même son travail dans le « mot du traducteur » à la fin de l’ouvrage : « en entrant dans le texte, les premières impressions sont sensorielles (…) et il y a comme une musique permanente, qu’on n’avait pas entendue tout d’abord mais qui est partout une fois qu’on l’a perçue. (…) En apparaissant, le traducteur fracasse le décor, il faut tout reconstruire, remettre chaque chose, chaque couleur, chaque odeur, chaque impression à sa place ». Un défi visiblement réussi puisque sa traduction a saisi le jury du prix Pierre-François Caillé « aussi vite que le froid polaire raidit les cadavres » conclut M. Lorenz.

 


Le printemps des barbares de Jonas Lücher, traduit du suisse allemand par Tatjana Marwinski est l’autre roman proposé par les éditions Autrement. Il nous entraîne à l’opposé du spectre climatique, dans le désert d’Afrique du Nord. C’est un roman satirique sous forme de conte philosophique, à l’écriture sans prétention mais gorgée d’humour qui tourne en dérision le milieu des « traders » à l’aune de la crise financière. Pour Graham macLachlan, membre du jury, Tatjana Marwinski a su restituer la fluidité et le rythme du texte original et a réussi à retranscrire par le choix de sa syntaxe la drôlerie des situations : « on n’a à aucun moment le sentiment de lire une traduction » résume-t-il. Élevée au sein d’un foyer franco-allemand, la traductrice s’est d’abord formée aux métiers du livre et des médias en Allemagne avant d’obtenir un master de traduction littéraire en 2011 à I’ITI-RI de Strasbourg. On retrouve dans son « mot du traducteur » le plaisir qu’elle a eu à travailler sur ce texte : « entrer dans l’univers de Jonas Lüscher (…) c’est découvrir un style précis et raffiné, qui brille d’autant plus qu’il décrit un monde régi par le clinquant, la violence et le cynisme ».

 

 

Notons au passage la démarche inédite et exemplaire des éditions Autrement, qui dans chacun de ses ouvrages traduits laisse la parole au traducteur, soulignant par là même le rôle primordial de son travail dans la transmission d’un texte littéraire pour un public étranger.




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