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SFT – Bilan JMT 2018 – Évènement national à Montpellier
le 05-11-2018
par Commission Actualités

Depuis plusieurs années, la Société française des traducteurs (SFT) a à cœur de décentraliser les évènements consacrés à la Journée mondiale de la traduction (JMT) pour accroître la visibilité des métiers de la traduction auprès d’un public toujours plus large, notamment en régions.

 

C’est ainsi qu’en 2017, la manifestation nationale s’est tenue à Dijon et qu’en 2018, elle s’est déroulée à Montpellier, en partenariat avec le master LEA, parcours Traduction, de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3.

 

Après une 1re collaboration réussie en 2017, les équipes de la SFT et du master ont en effet souhaité renouveler l’expérience et bâtir ensemble un nouveau programme riche et varié.

 

En accord avec le thème 2018 choisi par la Fédération internationale des traducteurs (FIT), « La traduction, agent de promotion du patrimoine culturel dans un monde en mutation », cette journée s’est ouverte avec une table ronde consacrée à l’interculturalité.

 

Claude Chastagner, de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Helen Connor, de l’UNESCO, Henri Fontaine, de la Maison de l’Europe de Montpellier, et Sandra Schmidt, de l’Office franco-allemand pour la jeunesse, qui évoluent au quotidien dans un univers multiculturel, avaient accepté de partager leur expérience et leur vision avec les quelque 80 personnes présentes. Un public composé d’étudiants, d’enseignants et de professionnels des métiers de la traduction, dont plusieurs membres de la délégation Provence-Alpes-Côte d’Azur de la SFT.

 

Après une présentation de leurs institutions respectives, la discussion s’est portée sur la prise en compte et les conséquences de l’interculturalité dans leurs relations professionnelles. Cela nécessite notamment de comprendre l’autre, de savoir s’adapter à des cultures diverses et de faire preuve d’humour, tout en gardant à l’esprit que tout le monde est différent et que l’on ne peut faire de généralités.

 

    

 

La deuxième table ronde s’est intéressée à la terminologie. Loïc Depecker, délégué général à la langue française et aux langues de France, a parlé, entre autres, de politique linguistique et de défense de la langue française. La salle a notamment déploré la trop grande présence de l’anglais dans la publicité. Loïc Depecker a alors évoqué le rôle clé du ministère de la Culture pour veiller au respect de l’emploi du français dans ce domaine, grâce à l’intervention de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). Celle-ci a récemment publié son rapport annuel « Observatoire publicité et langue française 2018 »[1], qui liste notamment les absences de traduction ou la lisibilité insuffisante de la traduction dans les différentes formes de publicité. Loïc Depecker a aussi rappelé l’engagement du président de la République en faveur d’une meilleure visibilité de la traduction littéraire, qui figure dans son discours prononcé à l’Institut de France le 20 mars 2018, fondateur du plan « Une ambition pour la langue française et le plurilinguisme »[2].

 

Dans cette optique, la délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) et la SFT envisagent de collaborer plus étroitement pour mettre en lumière tous les métiers de la traduction, quelle que soit leur spécialité.

 

Puis, Étienne Quillot, chargé de mission à la DGLFLF, a exposé le processus d’enrichissement de la langue française et le travail des collèges d’experts chargés de la terminologie. Le résultat de ce travail est à la disposition de toutes et tous sur FranceTerme et nous avons pu en voir une illustration récente avec la publication au Journal officiel de traductions recommandées de « fake news »[3], dont la plus relayée et commentée dans la presse a été « infox »[4].

 

La DGLFLF avait mis à disposition des participants et participantes plusieurs des Vocabulaires qu’elle publie sur de nombreux thèmes[5]. Leur contenu doit à la fois être conforme à la langue de spécialité et pouvoir être compris du grand public.

 

Nathalie Renevier, traductrice et terminologue, a ensuite présenté le rôle de la terminologie pour les traducteurs et les interprètes et a partagé l’un des glossaires qu’elle enrichit régulièrement avec une consœur afin de faciliter leur collaboration sur des projets dans le domaine médical.

 

 

 

Après un buffet installé sous la grande verrière de l’Université et un moment d’échanges informels, l’après-midi s’est poursuivi avec une table ronde dédiée à l’évolution des métiers de la traduction, avec pour thèmes l’éthique, les normes et les bonnes pratiques, la formation continue et la rédaction épicène.

 

Dans un premier temps, Agnès Debarge, interprète de conférence et vice-présidente de la SFT, a présenté les codes de déontologie et les normes en vigueur dans la profession. La question de la conformité au règlement général sur la protection des données (RGPD) a suscité de nombreux échanges, notamment sur la conservation et la protection des dossiers des clients. Consciente des nombreuses interrogations soulevées par ce sujet, la SFT envisage de proposer une formation et de publier un guide spécialement conçus pour nos métiers en 2019.

 

Agnès Debarge a également mis en avant l’intérêt de continuer à se former tout au long de sa carrière. Les offres de formation sont nombreuses et se déclinent sous de multiples formes (présentiel et/ou en ligne, MOOC, podcasts, etc.). Et avec l’aide des divers dispositifs de prise en charge dont bénéficient les professionnels, il n’y a plus d’excuses pour ne pas investir dans le développement de ses compétences.

 

Puis, Isabelle Meurville, traductrice et spécialiste de la rédaction épicène, est intervenue sur ce thème qui a fait l’objet de vifs débats.

 

La question s’est notamment posée de savoir si le nom du syndicat, Société française des traducteurs, devrait être modifié pour inclure plus visiblement les traductrices, qui sont majoritaires en son sein et dans la profession. Il a également été souligné que l’inclusion pouvait parfois être synonyme d’exclusion, par exemple pour les malvoyants.

 

Le Dictionnaire des synonymes épicènes, fruit du travail collaboratif de plusieurs membres de la SFT, et disponible gratuitement en ligne[6], a également été présenté et la pertinence de la synonymie a été discutée.

 

Thème ô combien d’actualité[7], le langage non sexiste a déjà fait l’objet d’une téléformation de la SFT animée par I. Meurville fin 2017, qui a connu un grand succès. C’est pourquoi, un projet de formation d’une journée en présentiel est actuellement à l’étude pour le 1er trimestre 2019[8]. Pour ne pas s’arrêter aux raccourcis dont cette question est trop souvent l’objet.

 

 

 

Très concrète, la dernière table ronde a été consacrée à la recherche de clientèle et à la fixation des tarifs de traduction.

 

Stella Di Giano, traductrice indépendante et maître de conférences associé à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, a d’abord présenté les avantages et les inconvénients du travail avec des agences de traduction et des clients directs. Elle a aussi souligné l’importance de se spécialiser et de se former à la création et à la gestion d’une entreprise, pour mieux faire face aux contraintes de nos métiers et pour en vivre dans de bonnes conditions.

 

Isabelle Meurville et Björn Bratteby, traducteur et président de la SFT, ont ensuite présenté CalPro, outil de calcul des tarifs conçu par l’Asociación Española de Traductores, Correctores e Intérpretes (ASETRAD) adapté en français par la SFT. Cet outil est disponible gratuitement en ligne[9] et permet à tous et toutes de calculer ses tarifs sous différents angles (revenu souhaité, nombre d’heures de travail, type de tarification, productivité, etc.).

 

Dans la lignée de cette table ronde, l’Université et la SFT s’associeront de nouveau le 15 décembre prochain pour proposer la formation phare de cette dernière Réussir son installation et se constituer une clientèle[10], animée par Nathalie Renevier et Chris Durban. Une mine de conseils que vous ayez pour projet de vous installer, de vous repositionner ou de développer votre activité. Les étudiants de 2année du master Traduction pourront y participer gratuitement et ainsi disposer d’informations pratiques en complément du module prévu dans leur cursus.

 

 

 

Riche et passionnante, cette JMT 2018 s’est achevée par la remise des diplômes de la promotion 2017-18 du master 2 Traduction de l’Université. Cette cérémonie a été l’occasion de féliciter et d’accueillir chaleureusement les nouvelles et les nouveaux venus dans la profession. Une première à renouveler !

 



[2] Voir le point 11, page 6.

[8] Consultez régulièrement la page Formations sur www.sft.fr pour connaître le programme des formations. Suivez également la SFT sur les réseaux sociaux : Twitter, LinkedIn et Facebook.




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