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SFT – Prix Caillé 2018 – Trois finalistes entre créativité exubérante et sensibilité
le 23-11-2018
par Comité Directeur

Prix Pierre-François Caillé de la traduction 2018

Trois finalistes entre créativité exubérante et sensibilité

 

 

Gabacho d’Aura Xilonen, traduit de l’espagnol (Mexique) par Julia Chardavoine, Éditions Liana Levi

 

Pour échapper à une vie de misère, Liborio quitte son Mexique natal en traversant à la nage le Río Grande. Là commence son rêve américain et son combat pour la survie. En quête de reconnaissance, le jeune clandestin commencera par s’éduquer en lisant tous les volumes de la librairie où il travaille. Mais c’est son don pour la boxe qui lui offrira un statut social.

 

Récompensé par le Grand prix de la traduction de la ville d’Arles, le travail de Julia Chardavoine est une vraie création linguistique : à la fois brillante et inventive. Selon Maryvonne Simoneau, « cette traduction fait preuve d’une grande recherche lexicale, notamment pour les expressions argotiques – pour lesquelles la traductrice s’est replongée dans l’œuvre de Queneau et de San Antonio[1]. Julia Chardavoine a également su restituer les allitérations, les assonances, ainsi que les effets linguistiques de la version originale. Sa traduction est foisonnante : on sent le pouls de la langue ! » L’oralité du texte, qui ne respecte pas toujours la grammaire espagnole, a aussi demandé une grande inventivité à cette toute jeune traductrice. Dans une interview[2], cette dernière explique la liberté dont elle a pu user : « Le roman est par exemple bourré d’insultes, certaines classiques, d’autres extravagantes […] j’ai fait le choix d’inventer à mon tour en français des insultes tout aussi saugrenues : “l’orchidoclaste”, “le microcéphale à deux balles”, “pue-du-bec”, etc. ».

 

 

Les Huit Montagnes de Paolo Cognetti, traduit de l’italien par Anita Rochedy, Éditions Stock

 

Paolo Cognetti conte ici l’émouvante histoire d’amitié entre deux garçons. Leur point commun ? La montagne. L’un y vit, tandis que l’autre y passe ses vacances d’été. Lauréat du prix Strega – plus grande récompense littéraire en Italie –, ce roman s’achève dans un poignant et tragique dénouement.

 

Pour Débora Farji-Haguet, membre du jury, « Anita Rochedy est promise à un bel avenir ! En 2017, nous l’avions déjà sélectionnée parmi les finalistes pour sa traduction de Le Garçon sauvage, carnet de montagne, également de Paolo Cognetti. Son travail sur Les Huit Montagnes est plus abouti. On note un net progrès entre ce texte et celui de l’année dernière. Tout en sobriété et en délicatesse, Anita Rochedy nous offre une très belle traduction, à la fois poétique et imagée ». On y retrouve la langue douce et paisible de l’enfance. Ce texte simple touche le lecteur. Entre retour aux sources et recherche de soi, ce récit introspectif est empreint de philosophie. Probablement familiarisée avec l’univers de l’auteur, la traductrice propose un traitement sensible et tout en nuances pour ce roman également récompensé par le prix Médicis étranger 2017.

 

 

By the Rivers of Babylon de Kei Miller, traduit de l’anglais (Jamaïque) par Nathalie Carré, Éditions Zulma

 

Le monde du jeune Kaia bascule lorsqu’on lui coupe de force ses dreadlocks à l’école. Dans cette Jamaïque des années 1980, même les croyances rastafari font l’objet d’une répression violente. Noirs et blancs, pauvres et riches, surnaturel et réel se font face… Comme la marque indélébile de la colonisation et de l’esclavage.

 

« On entend la musique, on voit les couleurs, on respire les odeurs ! » s’exclame Sylvie Escat, membre du jury. « Ce n’est pas un hasard si ce roman s’est vu décerner le Prix Les Afriques cette année, après avoir reçu en 2017 le Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde. Nathalie Carré a fait preuve d’une grande créativité : elle utilise des expressions formidables pour retranscrire l’anglais des bas-quartiers et l’argot jamaïcain teinté d’influences africaines. La traduction nous livre une langue fleurie, imagée voire énigmatique qui a demandé un haut degré d’adaptation. » Pour Françoise Wirth, également membre du jury, « Nathalie Carré a réalisé un remarquable travail stylistique pour traduire les différents niveaux de langue des personnages. Et quelle belle recherche d’expressions idiomatiques en français ! Tout au long du roman, la traduction transmet ce sentiment croissant de la catastrophe… »

 

 

Pour savoir si l'un de ces traducteurs sera le lauréat de l’édition 2018 du prix, rendez-vous le 7 décembre prochain.

 

Consultez le site dédié au prix pour tout connaître sur le prix Pierre-François Caillé de la traduction, découvrir les membres du jury présidé par Philip Minns, ainsi que la sélection complète de l’année 2018 : Sélection 2018 du Prix Pierre-François Caillé de la traduction.

 

Précédente actualité sur le sujet :

SFT – Prix Caillé 2018 – Deux finalistes traduits de l’allemand

 

www.prixcaille.fr

 




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