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La traduction littéraire

La traduction littéraire donne accès à une œuvre écrite à l’origine dans une autre langue et une autre culture, ce qui exige vers la langue cible un véritable travail de création. Au fil des pages, écrivains et écrivaines s’expriment dans des styles particuliers, utilisant des techniques spécifiques. C’est le cas, entre mille autres, d’une œuvre tout en alexandrins, d’un roman fantastique pour enfants ou ados, d’une pépite de littérature érotique ou encore d’un récit regorgeant de mots et d’expressions régionales. Dans la série, citons également les romans historiques qui demandent de solides connaissances sur l’époque et le pays concerné, ainsi qu’une maîtrise aigüe de la langue afin d’éviter les anachronismes. Outre le travail sur le fond de l’œuvre, parfois fort technique (sur la navigation maritime, la chirurgie ou l’exploitation minière), qui doit rester limpide, il s’agit de restituer au mieux les effets stylistiques. Place à la créativité et à l’aisance rédactionnelle !

L’emploi du terme « traduction littéraire » étant souvent abusif ou du moins trompeur, il convient de distinguer la traduction d’œuvres de fiction – que l’on qualifiera de « littérature » – de la traduction de non-fiction – que recouvre l’appellation globale de « traduction d’édition ». Pour cette dernière, les sujets peuvent s’avérer très techniques. En font partie les essais, biographies, ouvrages pratiques, guides touristiques, manuels scolaires, livres de cuisine, beaux livres, etc. En traduction d’édition, les ouvrages atteignent en moyenne 80 000 mots (soit 480 000 signes) : de quoi s’occuper pendant plusieurs mois.

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Le saviez-vous ?
Chapô
Pierre-François Caillé, l’un des premiers présidents de la SFT et fondateur de la Fédération internationale des traducteurs, a traduit de nombreux romans américains. Il signe notamment la première traduction en français d’Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Le syndicat lui rend hommage chaque année, en décernant le prix Pierre-François Caillé de la traduction à un traducteur ou une traductrice dont les débuts dans l’édition sont prometteurs.
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Les bonnes pratiques

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Maison d'édition
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Lorsqu’une maison d’édition vous propose de traduire un roman, ce qui implique un volume certain, lui faire parvenir un premier échantillon de votre travail sur le texte permettra de s’assurer que votre traduction correspond à ses attentes. Vous pourrez ainsi poursuivre en toute confiance votre travail.
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Contrat
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Lisez bien vos contrats avec les maisons d’édition. Il peut être tentant de « faire confiance » et de signer ce que l’on vous propose. Mais bien étudier le contrat et relever les clauses dérangeantes vous permettra d’entamer un dialogue et de vous placer sur un pied d’égalité.
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ATLF
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Passez aussi en revue les bonnes pratiques recommandées par l’ATLF et posez toutes vos questions à l’association.
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Comment exercer

Exclusivement exercée sous le régime d’artiste-auteur, la traduction littéraire est un domaine où les outils d’aide à la traduction sont souvent inopérants. Apparentée à de la création artistique, cette expertise implique de considérer les traducteurs et traductrices littéraires comme des auteurs et autrices, qui cèdent les droits d’exploitation de leurs travaux à une maison d’édition. Leur rémunération consiste généralement en un pourcentage sur les ventes, assorti d’un à-valoir – avance sur les futures ventes – perçu pour partie à la signature du contrat et le solde à la livraison de la traduction.

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Les différentes pratiques de la traduction littéraire

Traduction de fictions au sens large

En traduction littéraire, qu’il s’agisse de romans, de BD ou de mangas, l'essentiel est de réussir à faire passer le message original auprès de son public cible, tout en lui restant le plus fidèle possible. Il est aussi tout à fait envisageable de proposer ses services en amont – pour des lectures de titres étrangers pour le compte des maisons d’édition – ou en aval – pour des révisions de traductions. Ce type d’activité n’implique alors aucune cession de droits d’auteur et peut se rémunérer en honoraires, par exemple en libéral.

Traduction d’ouvrages pratiques

Les délais étant généralement serrés pour ce type d’ouvrages, il peut arriver que plusieurs traducteurs ou traductrices soient mis à contribution en parallèle. Il est alors essentiel de veiller à la cohérence terminologique et stylistique du texte final, ce qui passera par une bonne communication mutuelle.

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Comment facturer

Comme indiqué dans le Code des usages pour la traduction d’une œuvre de littérature générale – signé par le Syndicat national du livre et l’ATLF – un traducteur ou une traductrice littéraire établit généralement son tarif au feuillet, soit 25 lignes de 60 signes ou une tranche informatique de 1 500 signes revalorisés, et ce dernier comprend au moins un échange de correction d’épreuves avec la maison d’édition. À noter que pour bénéficier de certaines subventions, cette dernière est tenue de respecter des contraintes, comme la rémunération minimale de 21 euros le feuillet, avec une revalorisation du nombre de signes de 15 % minimum, comme l’exige, par exemple, l’aide à la traduction du Centre national du livre. Les membres de la profession n’ont pas toujours besoin d’établir leurs notes de droits d’auteur, certaines maisons d’édition se chargeant d’envoyer des récapitulatifs.

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Comment se former

Pour une formation initiale, le master en traduction littéraire de Paris 7, le cursus de l’ÉSIT et quelques autres formations ont bonne réputation : voir les formations universitaires ici.

Il existe aussi une formation continue spécialisée dans le domaine de la traduction littéraire, l’École de traduction littéraire.

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La traduction littéraire à la SFT

Pourquoi rejoindre la SFT en tant que traducteur ou traductrice littéraire ?

« Nombreux sont les traducteurs littéraires à exercer en traduction pragmatique, c’est-à-dire soit à traduire des ouvrages pratiques soit à traduire hors édition. En regroupant ces modes d’exercice, la SFT est une précieuse alliée, tous domaines confondus.

Plus généralement, s’intéresser aux pratiques connexes ou partager sa propre expérience contribuent à éviter les pièges, à transmettre les bonnes pratiques et à fédérer l’ensemble de la profession. »

 

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Ressources

  • Brochures SFT, liens vers les documents SFT
  • L’Association des traducteurs littéraires de France est l’association professionnelle de référence (ATLF) : en particulier cette page
  • L’Association pour la promotion de la traduction littéraire (ATLAS)
  • Parmi les ouvrages de référence, on peut citer La Condition du traducteur, rédigé par Pierre Assouline en 2011 et qui fait un point détaillé sur le métier, téléchargeable ici
  • Les prix de traduction
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