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Traducteur, une profession non réglementée


En Allemagne ou au Canada, les traducteurs doivent justifier d’une formation adéquate ou d’une solide expérience pour pouvoir exercer leur profession. Ce n’est pas le cas en France, où tout le monde peut prétendre être traducteur du jour au lendemain. Nul besoin d’avoir étudié dans une école de traduction, d’avoir un diplôme bac + 5 ou d’être très expérimenté dans le domaine. Pour s'établir aujourd'hui en tant que traducteur en France, il suffit de dire « je suis traducteur ». Que l’on soit très compétent ou que l’on baragouine à peine une langue étrangère, peu importe, à partir du moment où l’on exerce en toute légalité. Aucun Ordre, aucun Conseil ne réglemente la profession, ne définit ses obligations, n’intervient en cas de problème d’éthique, de déontologie ou de qualité.


D’aucuns prétendent que ce n’est pas nécessaire. Pourtant, alors que la mondialisation frappe de plein fouet la profession, ce pourrait être un excellent moyen de la revaloriser et de contribuer à la reconnaissance d’un métier qui, contrairement à ce que beaucoup croient, nécessite bien plus que la simple connaissance d’une langue étrangère.
 


Travail au noir, travail dissimulé


Le travail au noir, ou dissimulé, est source de concurrence déloyale à l’égard des collègues et entreprises qui respectent la réglementation. En outre, il met en péril le système de financement de la sécurité sociale.


En tant que prestataire de service, le traducteur est donc tenu de déclarer son activité afin de pouvoir exercer en toute légalité. En tant que donneur d’ouvrage, le client est pour sa part tenu de s’assurer que le prestataire de service est bien en règle. Il en va de même pour un traducteur qui sous-traite du travail à un collègue.


Les sanctions encourues en cas de travail au noir peuvent aller jusqu’à 5 ans de prison et 45 000 euros d’amende pour les personnes physiques ou 250 000 euros d’amende pour les personnes morales. Les personnes physiques peuvent également se voir destituées de leurs droits civils, civiques et parentaux.


Une norme pour les services de traduction


Après des années de discussions parfois houleuses, la norme NF EN 15038 Services de traduction : exigences requises pour la prestation du service a vu le jour en août 2006. Même si elle ne peut en aucun cas garantir la qualité des traductions effectuées par les prestataires qui s'y conforment, elle définit un processus qui permettra au client de faire clairement la différence entre un traducteur professionnel et un amateur.

Outre le fait qu’elle permettra peut-être de limiter les pratiques abusives de certaines agences de traduction mais également de certains traducteurs, cette norme véhiculera une certaine reconnaissance du métier de traducteur, trop souvent considéré comme un travail facile à la portée du premier venu.

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